TUGPÉUA #19

Ça faisait longtemps, et ce mois n'y coupera pas, il y a trop de bonnes découvertes qui moisissent dans le grenier de ce blog pour que je n'en parle pas enfin. À voir, à lire, à écouter, il y a à boire et à manger.

« La Longue Guerre » : Je vous ai déjà dit ce que je pensais des cliffhangers putaclics ?

On en était restés. Josué et Lobsang ont fait leur petite vadrouille et découvert que RRRRMMM cette terrible menace pourrait un jour détruire les formes de vie de tous les autres univers ; sauf que ça barde aussi en Primeterre, où Cowley et sa bande provoque RRRRMMM, un terrible évènement sur lequel s'achevait brusquement le tome 1. On s'attendait donc à ce que l'histoire commence enfin après un volume d'introduction certes pas désagréable mais assez poussif, une bonne grosse baston avec des enjeux cosmiques et des personnages gagnant en épaisseur. Sauf que Baxter et Pratchett nous disent dès les premiers chapitres : "On vous a bien eus, hein ?"

« Jardins de poussière » : Mon cerveau s’est fait Ken

Après la grosse beigne que fut La Ménagerie de Papier, il fallait s'attendre à tomber sur un Ken Liu plus vénère que jamais à nous balancer des questionnements métaphysiques plein la tronche dans un déluge d'émotions et de gigantisme. Et c'est bien sûr le cas avec Jardins de poussière, certes pas dénué de défauts, mais qui se fait incontestablement dans la littérature SF actuelle une place de choix... bien à raison.

« Delikatessen » : Le « Brazil » français ?

Avec le confinement, certains films s'imposent pour faire régner la joie et la bonne humeur. Heureusement que ma verve trollesque est présente pour vous remettre sur le droit chemin du malaise et de la paranoïa : aujourd'hui, nous allons parler de Delikatessen.

TUGPÉUA #16 : Spécial rock

Bon bah ça y est j'ai vu Grease et mes yeux ont survécu, que diriez-vous d'un petit tour de rock'n'roll ?! Et c'est vrai que nous n'avons pas tant parlé que ça de ce genre sur C'est pour ma culture avec pourtant ses multiples ramifications. Qu'à cela ne tienne ! Je m'y colle dans ce TUGPÉUA où il y en aura pour tous les goûts, les révoltés, les romantiques, les blagueurs, les coquins... bref les mecs comme moi, quoi.

Joyeux Noël ! #2 (2/2)

Résumé : Alors que la tournée du grand barbu approche à grands pas, Arsène Poirot et l'inspecteur Roger enquêtent sur un mystérieux tueur chez les riches Baskerville de la petite ville de Baskerville, qui s'avère ne pas être la honte de la famille, Lord Norton, ni la superbe Ophélie pour laquelle Arsène semble en pincer fort. Le tueur est-il Tata Longues-Jambes, sorcière légendaire aux pouvoirs terrifiants ? Quelle sera la prochaine victime ? Cet article servira-t-il à quelque chose pour votre culture ?

Joyeux Noël ! #2 (1/2)

Vous vous souvenez peut-être de la petite BD sur l'inspecteur Roger que j'avais postée sur le blog, à moitié improvisée et massacrée par un logiciel de peinture minable lors de la mise en couleurs. Pour Noël, je vous propose une aventure du même personnage, mais que vous avez des chances d'apprécier même si vous ne l'aviez pas aimée : je la juge beaucoup mieux écrite, plus drôle et plus intéressante pour l'amateur de romans policiers. N'importe comment, je pense que vous auriez pas franchement aimé mon histoire pratchettesque sur le père Noël que j'avais faite à ma famille le Noël dernier, et il vaut mieux que mon histoire d'utopie anarchiste... ne survienne pas pendant les fêtes. J'ai pris soin de ne pas aller trop loin dans le délire et d'y apporter un peu de suspense, et peut-être ne s'agit-il que du début d'une longue série de novelettes. Profitez donc de la première moitié, la suite arrivant demain pour éviter un article nébalesque de plus de 10 000 mots. Du reste, joyeuses fêtes, et ne restez pas trop longtemps devant votre écran, ça pourrait nuire à votre culture...

« Les pas perdus » : Ticket pour l’inconnu

Le théâtre moderne a pris la tangente. Pour ceux qui ne vont jamais qu'aux comédies-boulevard jouées dans les hameaux type Chèvreville-sur-Patachoux, la scène moderne a compris que le cinéma l'avait devancée de partout, niveau réalisme du jeu, décors, effets spéciaux. Comment ne pas tuer cet art ? Y'a pas 36 solutions : innover. Avec des trucs impossibles sur grand écran : surcharge de didascalies ou au contraire absence de texte superflu jusqu'à la ponctuation, décors symbolico-minimalistes, pièces de 10 000 heures, histoire récitée en monologues ou pièces chorales, comédiens qui vont zouker parmi le public au moins une fois par séance... On pourrait croire ça chiant ou bordélique, c'est sans compter le côté provocateur de nombre de metteurs en scène, d'où le fait que tout le monde dise "ah le théâtre ma bonne dame c'est vraiment plus que pour les bobos du XVIe". De sorte qu'il s'y est finalement créé une avant-garde bien plus diversifiée et intéressante que pour une bonne frange du 7e art.