C’est la fin de l’année, mes chers scribouminus, et alors que s’amoncellent sous le sapin oranges et factures, je voulais faire une petite rétrospective sur cette fameuse année 2019 qui s’est avérée très vite aussi merveilleuse qu’éprouvante, avec son lot de déceptions et de réussites haut la main. Une réponse en quelque sorte à cet article sorti il y a presque un an jour pour jour et qui teasait mes futures découvertes (son petit frère de 2020 sortira bientôt si ce n’est pas déjà fait). Alors autant vous dire que le programme de la soirée s’annonce chargé ! On aura de tout, du rire, des larmes, pour la bonne raison que je vous ai fait une sélection du meilleur comme du pire.

Bien entendu, et c’est tout ce qui fait le sel de ce genre d’articles, j’ai inséré quelques œuvres que vous ne connaissez sans doute pas, étant donné que je n’ai pas fait d’articles dessus. La surprise n’en sera que plus belle ! Allez hop, youpla-boum, commençons par le moment-suppositoire !

Flop 5 toutes catégories confondues

5. Benoît Judde – Kišar, tome 1 : La légende des lutins d’argent

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Le temps que vous lisiez ces lignes, six Petits Peuples vivront et survivront, s’uniront et se désuniront, s’estimeront et se mésestimeront. Leur monde : le Kisar, étrange microcosme spiralé loin du regard des hommes. Comme Ug’ho et Lyn’lyn, jeunes Ni’gilims tourmentés par la fuite précipitée de leur adda, vous ignorez tout de ce Kisar. Comme Louis, libraire du dix-neuvième arrondissement de Paris hanté par la disparition de son père et par la découverte archéologique de son grand-père, vous entrouvrez la fenêtre d’un monde extraordinaire, à l’orée de vos rêves – ou de vos cauchemars – les plus incroyables.

J’avoue, alors que je faisais renaître l’espoir en fin de critique, c’est un peu bête et méchant de le ranger ici, mais il faut bien voir les choses en face : Kišar gaspille tout son potentiel pendant 300 pages, pour finalement s’en sortir avec 50 autres, qui restent très, très brouillonnes. Il y a trop de tout là-dedans. Trop de clichés, trop d’effets de style venant au final alourdir le récit, trop d’incohérences, pour pouvoir aboutir à un livre vraiment convaincant.

Rendons à César ce qui est à César, je trouve — et je suis sincèrement désolé quand je vois toutes les bonnes intentions qu’il y avait là-dedans — qu’il s’agit d’un des livres les plus mal écrits qu’il m’ait été donné de lire. Si vous n’êtes toujours pas convaincus, vous pouvez toujours aller voir ma critique ici, mais je serais d’accord avec un point pour ceux qui ont aimé : ce livre tente des trucs, contrairement à…

4. Martine Hermant – Le rêve de la licorne

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Ménuisel des Bois d’Hélode répond à un mystérieux appel qui va l’entraîner dans une aventure incertaine, où sa fonction de prêtresse de l’elme risque d’être mise à contribution dans de redoutables épreuves. Arvorc d’Ort le mercenaire, Odiem-Quin le voleur, Gwerdan de Falc’hon, à demi-humain, Ficheroc le nain et un grand loup d’érèbe seront ses compagnons de voyage dans la recherche d’une opale mythique ayant appartenu à Esthajiuz, le sorcier légendaire.

Un groupe d’aventuriers, un trésor, une quête: Martine Hermant prend plaisir à revisiter un grand classique pour l’acheminer vers une finalité initiatique qui l’est beaucoup moins. Elle s’inscrit dans la tradition romanesque des auteurs féminins de Fantasy qui apportent quelques grammes de délicatesse dans ce monde de brutes guerrières.

Le rêve de la licorne… C’est une partie de JdR, ni plus ni moins. Un bon vieux Donjons & Dragons en famille, mais sans tout ce qui fait la saveur d’un jeu de plateau : les exclamations des joueurs outrés, les chips qui volent dans tous les sens, le parfum des pizzas en train de refroidir…

Dès lors, quel intérêt à découvrir un monde pseudo-tolkienien que nous avons parcouru des centaines de fois quand nous pourrions profiter de cette ambiance jeu de rôle pour appréhender un worldbuilding neuf ? Quel intérêt de suivre des personnages à la psychologie peu élaborée quand le roman est justement le support sur lequel celles-ci pourraient s’épanouir ? Quel intérêt de ne pas y apporter un style neuf et flamboyant, plein de verve et de sang frais, afin d’offrir une nouvelle variation à une histoire que nous avons tant connu ?

Alors, disons-le : le récit est mieux géré, moins décousu, moins pompeux, mais tout est tellement cliché… L’édition est mal fichue, l’univers très vague, l’aventure parfois niaise… Enfin bon, allez voir ma critique, j’ai pas envie de taper davantage sur ce livre car j’ai parlé avec l’auteure qui est ma foi aussi sympathique qu’on me l’avait décrite. Simplement évitez ce genre de livres si comme moi vous en avez marre autant que moi de voir la fantasy rabaissée à des carcans aussi classiques et déjà-vus.

3. Ada Palmer – Terra Ignota, tome 1 : Trop semblable à l’éclair

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Année 2454. Trois siècles après des évènements meurtriers ayant remodelé la société, les concepts d’État-nation et de religion organisée ont disparu. Dix milliards d’êtres humains se répartissent ainsi par affinités, au sein de sept Ruches aux ambitions distinctes. Paix, loisirs, prospérité et abondance définissent ce XXVe siècle radieux aux atours d’utopie. Qui repose toutefois sur un équilibre fragile. Et Mycroft Canner le sait mieux que personne… Coupable de crimes atroces, condamné à une servitude perpétuelle mais confident des puissants, il lui faut enquêter sur le vol d’un document crucial : la liste des dix principaux influenceurs mondiaux, dont la publication annuelle ajuste les rapports de force entre les Ruches. Surtout, Mycroft protège un secret propre à tout ébranler : un garçonnet aux pouvoirs uniques, quasi divins. Or, dans un monde ayant banni l’idée même de Dieu, comment accepter la survenue d’un miracle ?

Bon, je pense que vous avez compris que j’avais pas la même hype que tout le monde… La critique résume bien les (trop) nombreux problèmes avec ce qui constituait une des lectures les plus attendues de l’année en SFFF : une lecture exagérément exigeante, parsemée de mauvaises scènes de sexe, une exposition permanente, trop d’effets de manche au niveau du style… Bref, comme l’a admirablement résumé un lecteur sur Babelio, « voilà un livre que j’aurais aimé adorer ».

2. Amalia Atanasio – Boxap 13-07

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Dans un futur lointain.

La Terre n’est plus qu’une gigantesque ville, constituée d’impressionnants immeubles de béton de plusieurs kilomètres sans fenêtres.

Aïleen est une jeune femme ambitieuse, qui gravit avec facilité les échelons de cette nouvelle société. Mais, même si elle a tout pour être heureuse, elle se sent en permanence frustrée. Lorsqu’elle prend ses fonctions dans un nouveau poste à responsabilités, elle découvre avec effroi que sa réalité n’est faite que d’univers virtuels qui cachent un monde extérieur sombre et impitoyable…

Bon, sur ce coup-là, je l’ai un peu voulu. Je m’attendais à une dystopie fast-food, un moment avec quelques fragments d’idées bonnes ou sensées, et l’occasion d’expliquer ce que je reproche à la dystopie et au Young Adult. Mais aussi basses qu’aient pu être mes espérances, comme dirait le grand philosophe Renaud Jesionek : « Ils sont tombés dans TOUUUUS les pièèèges ! ».

Ce livre a certainement été ma lecture la plus pénible de l’année. Si vous lisez la critique que j’ai faite dessus, vous y retrouverez peu près tous les défauts dramaturgiques des précédents livres, allié à un style plus que rudimentaire et un manque de subtilité plus qu’embarrassant. Mais contrairement au Rêve de la licorne par exemple, je n’arrive pas à ressentir de sympathie pour le livre après coup ; dans le premier, on sentait l’amour de l’amateurisme et du genre dans son côté old school, ici c’est juste tous les poncifs usés pour amadouer un lectorat-cible étalés dans une bien-pensance toujours trop lisse, toujours au détriment des personnages et de l’univers, mais surtout de l’intelligence du lecteur, dans un genre qui plus que tout autre, doit plutôt que le rendre complaisant dans ses opinions lui faire remettre en question tout son mode de vie. Voilà pourquoi dans mon cœur Boxap 13-07 restera bien, bien en-dessous de Terra Ignota : je préfère amplement un livre qui fasse toutes les erreurs du monde mais qui tente un truc.

1. Bapt & Gaël – Intergalactica K.

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Dans une galaxie lointaine, très lointaine, il se passe des trucs de ouf, comme le Season Finale de Bapt&Gaël.

Intergalactica K. … Qu’est-ce que je pourrais dire en plus que ce nom qui m’écorche les lèvres à grand renfort de fils barbelés ? Il faudra qu’un jour j’y consacre un article pour dire tout ce qui ne va pas là-dedans.

Précisons que je ne suis pas contre l’entièreté du travail de Bapt & Gaël, et que je trouve sincèrement que certains de leurs sketchs sont réussis, ne serait-ce que pour la qualité de l’image et du jeu d’acteurs. Alors un court-métrage ? Ma foi, soit… Simplement tout là-dedans veut aspirer votre intelligence et le bouffer avec du papier-toilette.

L’humour con, c’est bien quand c’est travaillé. Dans Kung Fury, vous aviez sans doute une proposition nostalgique malhonnête car elle ne respectait pas l’époque à laquelle elle rendait hommage, mais aussi et surtout une générosité en éléments d’action et de private-jokes et une réelle inventivité au niveau de la parodie, en reprenant les codes du cinéma de cette époque pour les rendre absurdes et stupides. Ici, on ne reprend les codes de la SF qu’une ou deux fois, le reste pourrait se trouver dans n’importe quelle blague scatologique. Intergalactica K. est encore pire que Boxap 13-07 du fait qu’il ne tente même pas de développer un propos, Intergalactica K. est pire que les pires courts-métrages amateurs que j’aie pu dénicher car il ne prétend même pas à vouloir faire du cinéma, Intergalactica K. est pire que le plus gros de la télévision car il ne prend même pas la peine de cacher ça. Intergalactica K. est le pire film que j’aie vu de ma vie.

 

Bon ben voilà, ce sont les flops. Rentrez chez vous. Plus rien à voir. Youpi, quelle bonne manière de commencer l’année.

Oui, mais le truc, c’est qu’à côté de ça… Eh ben il y a du top à foison !

Top

C’est unique, c’est incroyable, c’est dingue, tout ce que j’ai pu voir et entendre en 365 jours. Et comme il y a beaucoup beaucoup beaucoup de trucs qui mériteraient d’y figurer mais qui sont pas parus en 2019, ou qui figurent pas dans les dix meilleurs, voilà comment on fait : on a des tas de catégories par genre où les œuvres qui m’ont marqué (à l’exception des dix meilleures, vous allez comprendre) se retrouvent en deux catégories par date, « sorti cette année » et « pas sorti cette année ». Et enfin, les 10 meilleures se trouveront dans le top 10 toutes catégories confondues, histoire de finir cet article en beauté. Autant vous dire qu’on en a pour un bon moment.

Top par genres

Top fantasy

Catégorie « sorti cette année » : Frédéric Brrémaud & Frederico Bertolucci – Brindille, tome 2 : Vers la lumière

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Ne vous fiez pas à son nom ! Laissée pour morte après sa chute, Brindille poursuit sa quête d’identité. Mais les questions demeurent : que fait-elle dans ce monde ? Est-elle une sorcière, une fée ou une « ombre » comme le suppose le nom de ceux qui la chassent ? Et qu’a-t-elle fait pour que des hordes malfaisantes se mettent en travers de sa route pour tenter de l’éliminer ? Sans son compagnon loup pour l’aider, les réponses s’avèrent encore plus périlleuses à obtenir. Sans parler du chemin à parcourir au-delà du royaume des ombres… Suite et fin de ce diptyque onirique au dessin magistral, par les auteurs de « Love » !

Je vous avoue, ça me fait zarbi. Si j’ai été au départ déçu par le second tome de Brindille (ce qui ne signifie pas qu’il est mauvais, bien au contraire), je ne pensais pas qu’il compterait autant pour moi.

Ni que les toutes dernières pages seraient aussi réussies. Vers la lumière achève avec douceur et violence l’histoire d’une femme à la fois forte et délicate, avec un trait et des couleurs uniques qui en font une bande dessinée exceptionnelle. Une bande dessinée douce-amère et âpre, et pourtant accessible à tous. Une histoire simple, et pourtant incroyablement puissante.

Le soir, quand je manque de courage et que je n’ai rien d’autre à faire, alors je relis la fin de Brindille. Je la vois, petite et vulnérable, tantôt en posture de recueillement, tantôt en posture de combat. Je la vois, avec son loup-renard, attendre le prochain élément qui transcendera cette quête dont elle ne sait rien. Et je la vois s’enfuyant vers l’aventure, tout en bas du carnet de croquis.

Catégorie « pas sorti cette année » : Alexis Flamand – Le cycle d’Alamänder, tome 1 : La porte des abysses

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Jonas Alamänder, mage et détective, vient de perdre sa maison confisquée par le royaume voisin. Accompagné d’Edrick, l’un des soldats chargés de lui apprendre la nouvelle, et de son fidèle valet Retzel, un facétieux petit démon, il part pour Ker Fresnel, capitale de Kung-Bohr afin d’y plaider sa cause.

Jon se trouve contraint de mener l’enquête sur le meurtre mystérieux de Pallas, conseiller du roi, et de déjouer un complot visant Ernst XXX. Les aventures se succèdent, au cours desquelles l’enquêteur montre autant de talent dans l’art de sa magie que de maladresses dans ses relations humaines.

Pendant ce temps, Mael, un jeune garçon aux penchants morbides, affronte un champ de blé carnivore, afin de rallier la fameuse école des assassins des « T’sanks ».

Avis aux amateurs d’aventure ! Jonas Alamänder et son équipe de bras cassés vous attend ! L’humour, mais aussi le mystère et le danger seront au rendez-vous avec le valeureux soldat Edrick, le perfide roi Ernst XXX, notre questeur préféré et son infernal (dans tous les sens du terme) serviteur Retzel !

Drôle, simple à suivre et pourtant terriblement fine et intelligente, La Porte des Abysses brise tous les codes de la fantasy pour reprendre ceux de la SF humoristique. Depuis combien de temps j’avais pas pris mon pied comme ça sur un livre ? Bref, tout est dans ma critique, mais vous pouvez d’ores et déjà acheter ce livre.

Top SF

Catégorie « sorti cette année » : Greg Egan – Diaspora

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D’abord il y a les enchairés, ceux qui s’approchent le plus, sans doute, de ce que fut homo sapiens. Vivant au cœur des jungles terriennes et des océans, leur corps de chair et d’os est mortel, mais leur génome modifié leur assure une longévité exceptionnelle. Sur la Lune et divers astéroïdes sont les gleisners, créatures composites, androïdes potentiellement immortelles. Enfin, dans les entrailles chromées de superordinateurs au potentiel de calcul inimaginable, vivent les citoyens des polis, personnalités numérisées, libérées de toute contrainte charnelle, entre les murs intangibles de cités sans limites… Nous sommes à la fin du XXXe siècle, et l’humanité est tripartite. C’est le temps des prodiges, le temps de tous les possibles. Jusqu’à ce qu’un déluge de rayons gamma, reliquat d’une lointaine catastrophe stellaire, menace de stériliser la Terre. Sonne alors l’heure du grand départ. La Diaspora. Mais pour où ? Et comment ? Et voilà que tout à coup le temps presse…

Terriblement exigeant ! Mais porteur de fruits, bien que pas autant que j’en espérais ; ce roman de ultra-hard-SF aux idées nombreuses et prodigieuses reste réservé à un lectorat spécifique ; néanmoins, si vous vous en sentez le courage, sachez que cet ouvrage a été loin de me déplaire, et s’est même montré, par moments, enchanteur.

Catégorie « pas sorti cette année » : Orson Scott Card – Le cycle Ender, tome 1 : La stratégie Ender

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Andrew Wiggin, dit Ender, n’est pas un garçon comme les autres. Depuis sa naissance, ses faits et gestes sont observés par l’intermédiaire d’un moniteur greffé dans son cerveau. Car ceux qui l’ont conçu ambitionnent de faire de lui rien de moins que le plus grand général de tous les temps, le seul capable de sauver ses semblables de l’invasion des doryphores. Et alors qu’Ender suit pas à pas le dur chemin de son apprentissage de guerrier, ses créateurs mesurent la gravité de leur choix : en donnant naissance à un monstre, n’ont-ils pas damné l’humanité elle-même ?

Un questionnement éthique porté par un récit rude et impitoyable, mais terriblement humain. Le tout saupoudré de stratégie militaire nous donnant une idée de ce que pourraient devenir les guerres du futur. Ainsi qu’une repentance, lorsqu’on ne s’y attend plus. Ma chronique vous le fait bien savoir : Orson Scott Card est un véritable auteur d’exception.

Top autres

Catégorie « sorti cette année » : Fabrice Carrère & Emmanuel Reuzé – Faut pas prendre les cons pour des gens, tome 1

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En deux mots : Faut pas prendre les cons pour des gens est un album d’humour absurde sur la bêtise ordinaire, de plus en plus présente autour de nous. À la manière d’un Goossens ou d’un Fabcaro, il tord et maltraite les clichés de la société dans une BD hilarante et grinçante à souhait.

Racisme ordinaire, mesures gouvernementales ubuesques, maisons connectées, quotas policiers, surpopulation carcérale, rejet des laissés-pour-compte… Reuzé n’épargne rien ni personne pour notre plus grand plaisir. Côté dessin, il singe la BD contemporaine qui n’hésite pas à reprendre le même dessin sur plusieurs cases. Comme vous l’aurez compris, ce bougre ne prend vraiment rien au sérieux, pas même son éditeur !

Que ça fait du bien de voir des satiristes se moquer du monde avec autant de noirceur sans sombrer dans le cynisme ou la vulgarité ! Un album d’une grande finesse, empruntant quelques éléments de SF et d’anticipation mais avant tout du drame contemporain pour nous offrir une pelletée de gags grinçants et sordides, mais jamais gratuits. J’adorais avant même de lire : on dira que je suis un méchant bobo-gauchiasse téléramane, mais honnêtement, qu’est-ce que c’est bon…

Catégorie « pas sorti cette année » : Arthur Penn – Miracle en Alabama

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Des suites d’une maladie, Helen, une fillette de sept ans, devient sourde, muette et aveugle. Ses parents font appel à Annie Sullivan, une jeune éducatrice, pour ramener l’enfant à une vie normale. Toutefois, Annie va devoir face à l’hostilité d’Helen et de ses parents, effrayés par ses méthodes…

Ressorti cette année en version restaurée, Miracle en Alabama est sans doute le biopic dramatique le plus intense et sortant des sentiers battus qu’il m’ait été donné de voir ; à croire que l’intensité préfigure par instants Whiplash. Comment me faire m’intéresser à une histoire aussi simple et rebattue que celle d’Ellen Keller ? La réponse dans ma chronique !

Top par support

Top livres

Catégorie « sorti cette année » : Ayroles & Guarnido – Les Indes Fourbes

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De l’ancien au Nouveau Monde, la fabuleuse épopée d’un vaurien en quête de fortune… En 160 pages au très grand format, le dessinateur de Blacksad et le scénariste de De Cape et de Crocs nous offrent cet album d’exception qui constitue leur Livre d’Or !

Un livre original dès son postulat, proposant une BD pour suite à un roman, rendant hommage à tout un courant littéraire oublié, et se doublant en plus de ça d’un twist diabolique : ma critique.

Catégorie « pas sorti cette année » : Alain Damasio – La Horde du Contrevent

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Un groupe d’élite, formé dès l’enfance à faire face, part des confins d’une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l’origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromètre et géomètre, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d’un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.

Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d’un même feu l’aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d’un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d’un pinceau, d’une caméra ou d’une arme…

Récit expérimental, ovni quasi-inclassable, La Horde du Contrevent est une histoire intense et passionnée, un hommage à l’aventure sous toutes ses formes au-delà d’une métaphore philosophique universelle, usant du livre-objet de manière assez radicale pour un roman. Au point de se permettre quelques écarts de style… mais allègrement contrebalancé par le reste. Du moins, ce n’est que mon avis

Top films / séries

Catégorie « sorti cette année » : Dean DeBlois – Dragons 3 : Le Monde Caché

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Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou, en tant que dragon, est devenu le leader de son espèce. Ils réalisent enfin leurs rêves de vivre en paix entre vikings et dragons. Mais lorsque l’apparition soudaine d’une Furie Eclair coïncide avec la plus grande menace que le village n’ait jamais connue, Harold et Krokmou sont forcés de quitter leur village pour un voyage dans un monde caché dont ils n’auraient jamais soupçonnés l’existence.

Ou l’art de se rattraper après un opus trop axé sur le bigger is better. Dragons 3 remet en question l’idéal de tolérance de son glorieux aîné le film premier du nom, mais ce n’est que pour mieux l’approfondir. En toute honnêteté, c’est du Dreamworks, donc pas toujours incroyablement subtil, mais côté film pour enfants humoristique ET épique, c’est incroyablement bien dosé tout en proposant un vrai sens de l’action et de la féerie.

Catégorie « pas sorti cette année » : Mark Hudis & Barry Sonnenfield – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire

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À la suite de l’incendie du manoir Baudelaire et de la mort de leurs parents, Violette, Klaus, et Prunille se retrouvent orphelins.

Monsieur Arthur Poe, le directeur de la banque où est entreposée la grande richesse de la famille, est donc chargé de confier les enfants au parent le plus proche de Monsieur et Madame Baudelaire : le comte Olaf, un sinistre acteur égoïste et vantard, qui ne cherche qu’à se débarrasser des enfants et mettre la main sur leur fortune familiale.

Les trois enfants vont devoir traverser différentes aventures dans l’espoir d’empêcher la réussite du diabolique comte mais aussi pour sauver leurs vies, constamment en danger…

Une adaptation unique, dont je n’aurais pas assez d’une critique ou d’une analyse papier pour en louer toutes les qualités ! Malgré quelques choix discutables mais mineurs (par exemple faire passer à la trappe le capitaine Virelevent), la série Netflix des Orphelins Baudelaire a la main longue côté budget, sait jouer avec les codes de Lemony Snicket sans pour autant effectuer une copie servile, sait se faire drôle, émouvante et haletante, le tout porté par le jeu sans cesse variant du menaçant au grotesque de l’extraordinaire comte Olaf.

Top autres

Catégorie « sorti cette année » : Asobo Studios – A Plague Tale : Innocence

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La paix est toujours éphémère. dans les foyers des paisibles villages du royaume de France, le sol commence à trembler. Les armées anglaises sont à nos portes, mais la peste a déjà fait des ravages.dans les anciens manuscrits, de sages hommes ont cherché des réponses.

En vain. Ce qui guide le fléau restera à jamais un mystère.

L’avancée inexorable de ces hordes aux dents acérées qui accompagnent la peste, ne fait preuve ni de pitié ni de gloire, mais semble seulement guidée par une faim insatiable. Submergés par l’adversité Hugo et Amicia devront lutter pour survivre et trouver leur rôle dans ce monde impitoyable.

A Plague Tale : Innocence a été un choc pour moi. Teinté de mélancolie mais aussi d’angoisse et de camaraderie, ce jeu vidéo cache sous ses apparences classiques une compréhension très fine de la psychologie enfantine, une dramaturgie intense sans jamais se complaire dans l’horreur de ce qu’elle dépeint, avec une fin émouvante et des personnages attachants. Âmes sensibles s’abstenir, les autres peuvent se ruer dès maintenant vers ma critique

Catégorie « pas sorti cette année » : Denise Bonal – Les pas perdus

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Lieu des au revoir et des adieux, lieu aux histoires meurtries, aux décisions décousues, aux envols vainqueurs, lieu de toutes les souffrances, de toutes les interrogations et de tous les espoirs, lieu des larmes chaudes et des serments hâtifs, lieu des derniers sourires, des paroles qu’on n’oubliera jamais et des baisers donnés pour la vie, voici la gare. La gare déclinée sous toutes ses formes, de la plus banale à la plus inattendue, grouillante d’humanité. Une multitude de trajectoires individuelles juxtaposées par la magie du théâtre.

Le théâtre moderne, à la fois expérimental et rendu accessible au grand nombre, porté par une plume onirique et sincère : tout est dit dans ma critique.

Top musical

Top électro / hip-hop

Catégorie « sorti cette année » : Farfacid – Doors of perception

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Écouté et réécouté ! Version Bandcamp comme version réelle, le downtempo psychédélique de Farfacid exprime tout son génie dérangé, et prouve une fois de plus au besoin que la France sait s’y faire dans l’underground. On en reparle ici ou .

Catégorie « pas sorti cette année » : San Carol – Houdini

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C’est simple : le premier et le plus bel album de dream pop qu’il m’ait été donné d’entendre, talonné de près par Orouni et son magnifique Partitions. Triste, éthéré, rayonnant : tout ce qu’il faut savoir se trouve dans cette critique.

Top rock / metal

Catégorie « sorti cette année » : Grimlake – Memories

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Grimlake était un projet post-rock qui signe là un dernier album offrant toute la tendresse et la beauté épurée de son genre. Ma chronique ici.

Catégorie « pas sorti cette année » : New Order – Get Ready

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Il est de ces disques qui vous marquent à vie. Même si vous n’êtes pas d’accord avec tout ce qu’ils disent, même lorsque vous connaissez avec une histoire d’amour aussi tourmentée que celle qu’il raconte. J’explique tout dans ma critique, et sachez que c’est purement magnifique.

Top autres

Catégorie « sorti cette année » : Tambour – Constellations (ou comment arrêter le temps)

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Une magnifique pièce de néo-classique. Je n’en dis pas plus…

Éventuellement, vous avez cette mini-critique ; mais parfois, la découverte purement sensorielle est également bonne pour votre culture…

Catégorie « pas sorti cette année » : Anaïs Mitchell – Hadestown

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Unissant dramédie musicale à une country crépusculaire, Anaïs Mitchell ravit autant qu’elle fascine, plongeant l’auditeur dans une torpeur mélancolique : j’ai adoré.

Top 10 toutes catégories confondues

10. Elia Süleyman – It Must Be Heaven

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ES fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage, de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie.

Une finesse incroyable et un mélange d’humour et de sensibilité portant un regard à la fois bienveillant et acéré sur une société occidentale de plus en plus absurde : et en plus, c’est bibi qui s’est tapé l’avant-première !

9. Ladj Ly – Les Misérables

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Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade anti-criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux ‘Bacqueux’ d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes.

Les Misérables… Pas grand-chose à dire à part que c’est génial…

On suit différents groupes de personnes, faisant partie de groupes ethniques et sociaux tous différents, souvent au bord du gouffre, sans jamais les blâmer, sans jamais non plus légitimer leurs erreurs, ni même se ranger dans un camp. Plongée hyperréaliste qui n’en oublie pas pour autant le sens du drame psychologique, Les Misérables constitue le gratin de ce que vous pourrez trouver cette année en cinéma français, caustique parfois, triste ou effrayant souvent, rêvant d’un contact entre différents peuples tentant de s’entendre désespérément.

8. Alfonso Cuarón – Les fils de l’Homme

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Dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, l’annonce de la mort de la plus jeune personne, âgée de 18 ans, met la population en émoi. Au même moment, une femme tombe enceinte – un fait qui ne s’est pas produit depuis une vingtaine d’années – et devient par la même occasion la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Un homme est chargé de sa protection…

Bon, en même temps, mettre Les fils de l’homme dans un top 10, c’est trèèès original, me diriez-vous ; mais on m’avait vanté un classique du cinéma contemporain, et j’ai pas été déçu un seul instant. On trouve une véritable alchimie entre les personnages, des scènes d’action caméra épaule en même temps super lisibles, une mise en scène ultra-immersive, le tout faisant sans doute de ce long-métrage un de mes films préférés. Reste que je ne compte pas le revoir de sitôt, tellement l’ambiance me rappelle notre époque…

7. Autism – Have You Found Peace ?

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Pendant un moment, j’ai eu peur d’encenser un machin de post-metal / post-rock ténébreux qui se complairait dans sa noirceur et ferait l’apologie de la dépression. J’en ai réécouté quelques pistes dernièrement et on est bien loin de ça : je l’ai trouvé un poil plus simple et conventionnel, mais également plus lumineux. Un disque fort, poignant et abrupt : ma critique.

6. Thimothé Le Boucher – Ces jours qui disparaissent

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Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ? C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, sans qu’il n’en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler. Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée. Mais petit à petit, l’alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s’évaporant progressivement dans le temps… Qui sait combien de jours il lui reste à vivre avant de disparaître totalement ?

Ces jours qui disparaissent, à la fin j’étais comme ça : GZIH !

C’est la seule BD, et à vrai dire la seule fiction tout court, où il m’est arrivé de me dire : « Pourvu qu’on se rende compte que tout cela n’était qu’un rêve ». Tout fait tellement vrai, tellement simple, tellement naturel, qu’on se demande si c’est pas arrivé à l’auteur ! J’y croyais pas et je me suis bien fait attraper : ma critique.

5. Emmanuelle Parrenin – Maison Rose

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Maison Rose, c’est de la folk intemporelle. Qui réconcilie absolument tous les horizons, aussi bien les adeptes de chansons traditionnelles que la scène alternative contemporaine avide d’œuvres soignées. Tout est d’une mélancolie tendre et candide, jamais niaise et atteignant des profondeurs inégalées : j’en dis pas mieux ici.

4. James Gray – Ad Astra

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L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.

Ad Astra, tout le monde en a parlé mieux que moi. Mon père a parlé de la rencontre « entre Malick et Kubrick », le Capitaine du Nexus VI en fournit une analyse bien plus développée que la mienne. Ad Astra possède cette beauté qui nimbe les grandes œuvres de SF, et parvient en même temps à user d’un réalisme pointilleux qui se remarque à peine sur la conquête spatiale. Touchant à peine au spectaculaire, James Gray parvient avec quelques SFX dans l’espace à davantage marquer la rétine que toute la Postlogie. Et à l’humidifier bien plus…

3. Guillaume de Fontenay – Sympathie pour le diable

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Sarajevo, novembre 92. Sept mois après le début du siège, Paul Marchand, correspondant de guerre, risque sa vie et tente de témoigner d’une guerre insensée et du quotidien des 400 000 âmes prises en otages par les troupes serbes sous le regard impassible de la communauté internationale.

Bon : clairement, si vous avez trouvé le reste des trucs que je vous propose ultraviolent et insoutenable, clairement allez mater ça. Heu, non : allez pas le mater, justement.

Sympathie pour le diable applique une philosophie du journalisme incroyablement juste et impitoyable, avec son héros caractériel et plein d’humour caustique, montrant une ville à feu et à sang à côté de laquelle le pire siège de Game of Thrones ressemble à un pique-nique de Petit Ours Brun. Ici, les éraflures sont énormes, les blessés démembrés et couverts de chair sale, on se fout jamais de la mort de quelqu’un, même quand c’est un figurant (c’est absolument pas comme si c’était pas le contraire d’un certain épisode IX) ; la lumière est crue, les décors sales, l’image étroite, la caméra épaule omniprésente. Pourtant tout est beau, plongé dans ces teintes blanches et grisâtres impeccablement maîtrisées ; le film idéal pour quelqu’un… qui aurait à jamais détesté qu’on fasse un film sur lui.

Paul Marchand ne supportait pas qu’on s’intéresse à lui et nous le fait bien comprendre ; alors comment faire une œuvre qui parle de sa vie sans faire l’éloge du héros qu’il était ? En parlant avant tout de sa cause, bien sûr. Ici, dans le froid des ruines de Sarajevo, on montre la guerre de manière crue et authentique contrairement à la pudibonderie des médias actuels, on choque pour faire cesser d’accepter l’inacceptable, on ne vous épargne rien. Et non, il n’y a vraiment de Rolling Stone là-dedans que le titre.

2. Terry Gilliams – Brazil

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Sam Lowry, fonctionnaire modèle d’une mégapole étrange, à la fois d’hier, beaucoup d’aujourd’hui et tout à fait de demain, a des problèmes avec sa maman et avec l’État tout-puissant. Pour couronner le tout, des songes bizarres l’entraînent chaque nuit sur les ailes d’Icare, à la recherche d’une jeune femme blonde, évanescente, inaccessible. Chaque fois qu’il est sur le point de l’atteindre, leurs trajectoires se séparent et le songe s’interrompt cruellement.

Pourtant une nuit, la belle Jill Layton entre dans sa vie… Par le biais d’une erreur dans la machinerie fantastique qui préside à l’organisation de la vie quotidienne des citoyens de cette ville étrange, l’Ordinateur suprême a désigné le brave Buttle à la place de l’escroc Tuttle, activement recherché. Après le décès fâcheux du pauvre Buttle, Saw Lowry, jusque là employé rampant, est promu au Service des Recherches, très brigué… pour dédommager la veuve du défunt. La belle Jill habite au dessus de l’infortunée famille… En fait de recherches, Sam va passer son temps à retrouver la femme de ses rêves.

(…) Tout cela dans un univers de tuyaux, de pompes géantes, une sorte de ville-poumon gigantesque d’où Sam sortira amplement vainqueur de toutes les embûches pour retrouver sa belle. Mais à quel prix…

Brazil parce que ma critique, d’abord. Brazil parce que son humour noir démentiel, Brazil parce que ses décors hallucinés, Brazil parce que le dosage idéal entre les délires de Gilliam et une satire juste de la bureaucratie dans tout ce qu’elle offre de plus dégueulasse. Brazil parce que c’est un film visionnaire, haletant et d’auteur sans jamais être ne serait-ce que lent ou méandreux. Brazil parce que Brazil.

1. Terrence Malick – Une vie cachée

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Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre. Une vie cachée raconte l’histoire de ces héros méconnus.

Mais le meilleur film de cette année, le plus touchant, le plus inattaquable… C’est le dernier Malick.

Bien plus accessible que Tree of Life, tout aussi intense émotionnellement et jusqu’au-boutiste thématiquement, il se double en plus de ça de la pudeur incroyablement juste que possède le réalisateur. On le sait, qu’il va mourir, mais on sait aussi qu’ils vont couper à temps. On le sait, qu’il tient que par la foi, mais c’est jamais sans faire la moindre ébauche de prosélytisme. La beauté des paysages, l’immersion éthérée mêlant allemand et VO, les gueules des acteurs dans un cinéma actuel aux visages lisses et aseptisés à la limite du supportable ! Tout respire la grâce dans ce film d’une douceur rare, et c’est ce genre de cinéma que j’ai envie de découvrir.

Conclusion

2019 a été une année de déceptions, mais pour combien d’œuvres à côté ayant allègrement dépassé mes attentes ? Si tous les tops ne se valent pas, elle n’en reste pas moins d’une richesse incroyable, et vu mon planning je compte bien faire encore mieux pour 2020. Allons petits scribouminus, la décennie à venir s’annonce rayonnante ! Alors continuez à voir, lire et écouter tout ça, parce que c’est pour culture…

Un commentaire sur « Tops/flops 2019 »

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