On varie un petit peu, pour une fois les musiques n’auront pas la plus grosse part du gâteau, voire le gâteau en entier. Ce qui ne signifie pas que je n’ai pas trouvé de sacrées pépites. On finit les vacances en beauté !

Comprendre les genres et sous-genres de l’Imaginaire

couverture_guideEh oui, c’était gratuit sur liseuse, il fallait bien que je me procure le fameux best-seller, et ça fait toujours du bien de relire quelque chose d’aussi complet, maniant la vulgarisation tout en sachant rester précis. On regrettera juste que dans cette version, le passage sur la lit-RPG ait été supprimé (c’est pas franchement un genre ni quelque chose qu’on a envie de croiser, mais un peu d’exhaustivité fait toujours du bien). L’intérieur est superbement présenté, avec différentes polices et une présentation fournie, ce à quoi sont ajoutées des photos, encadrés et autres joyeusetés.

C’est là par contre où j’aurais le plus de réserves. Les photos sont souvent coupées un bout sur une page, un bout sur la suivante, les A des titres sont remplacés par des Λ… mais pas toujours, invalidant ainsi la possibilité d’un choix typographique, et surtout, certains mots (et souvent des noms d’auteurs) avant un signe de ponctuation sont remplacés par un espace supplémentaire. Me faire ça à moi, bande de petits  !

Qu’on se le dise : je préfère une présentation sobre, même en Arial 12, plutôt qu’une sophistiquée mais contenant pas mal d’erreurs techniques. Ce problème léger mais agaçant venant de l’éditeur et non de l’écrivain, on ne peut que saluer une fois de plus cette tentative d’éclairer les classifications SFFF.

Ar-Men, l’enfer des enfers

Ar-MenMais pourquoi diable ai-je craqué vingt balles de mon slip pour un récit de gardiens de phare ? Parce qu’il est beau, tout simplement. Dans le pire des cas, vous avez des planches de BD impeccables, dans le meilleur, ce sont de véritables tableaux. Sublimer la mer à ce point, il faut le voir pour y croire, mais si déjà vous regardez l’image de couverture de près, vous vous rendez compte de la minutie incroyable du dessinateur et du coloriste.

Ar-Men est également un one-shot singulier dans la mesure où celui-ci ne propose pas tant une histoire qu’une texture d’histoire, où l’élément déclencheur arrive à la toute fin sans être suivi de péripéties, et dont l’hypothétique élément de résolution, la fin du phare, ne lui est pas directement relié. Le reste du temps est occupé par diverses mises en abymes elles aussi plus ou moins connectées au reste. L’important, c’est le grand air breton. La poésie.

Et vu la couverture, on pourrait plutôt s’attendre à un récit de tumulte et de fracas, de bruits et de fureur. Il y en a. Mais on retiendra surtout les superbes vues aériennes et le choix des couleurs parfois quasiment bichrome pour travailler en nuances une seule d’entre elles. Choix surprenant, enfin, cette BD n’hésite pas parfois à choisir les enluminures comme style d’illustration !

Alors bon, il y a quelques clichés (la légende d’Ys, le personnage mort qui continue de parler aux vivants), mais je pensais que ce serait vachement plus longuet alors qu’en fait pas du tout. Bref un excellent choix, et ce n’est pas le Bibliocosme qui dira le contraire.

Dégolas

360x480_degolas-7045_59f3ed643035cMini-série en trois épisodes sortie sur Youtube, Dégolas est une comédie absurde à l’humour trash et bon enfant. Parmi les dessins animés pas franchement destinés à la jeunesse, on l’a souvent raccroché à Happy Tree Friends ; pour ce que je connais de l’animation adulte, ça m’a vaguement évoqué Pipoudou sans les blagues obscènes, ce qui fait que si vos ch’tites têtes blondes aiment Midam et Tebo, vous pouvez leur montrer ça sans la crainte qu’ils soient trop jeunes. Dans tous les cas, c’est la même chose : d’adorables petites créatures qui passent leur vie à se faire des coups de chien et à s’entretuer de la manière la plus gore possible.

Dégolas est un elfe des forêts ; problème, il ne les aime pas vraiment. Avec ses amis les animaux, il teste toutes sortes de gadgets modernes et n’hésite pas à massacrer tout ce qui passe autour de lui pour arriver à ses fins. Avec des gags plus absurdes les uns que les autres, il transforme ce cartoon en boucherie pour le plaisir des petits et des grands adultes. Il y a un côté très scato qui heureusement ne dure pas, pour se concentrer exclusivement sur ce qui fera rire tout le monde : l’humour noir provoqué par les catastrophes hyperboliques.

Ah oui, et c’est écolo ; mais ça, vous l’aviez deviné ?!

Anaïs Mitchell – Hadestown [Mention ÉCOUTÉ ET APPROUVÉ]

anais-mitchell-hadestownParmi les ovnis de la country, il y a ce drame musical d’Anaïs Mitchell, Hadestown, revisitant le mythe d’Orphée en version post-apo. Pour ne pas parler que de la galette qu’ils en ont tirée, j’en ai tiré un moment délicieux comme vous pouvez vous en douter, avec le grand nombre et la variété des musiques déployant leurs reliefs mélancoliques. Le tempo est langoureux, les instruments inventifs. Certaines voix étrangement aigües peuvent un peu ternir l’ensemble, ça n’en reste pas moins un album hautement recommandable et hautement recommandé. Allez hop, un petit Écouté et approuvé.

LukHash – Better Than Reality

LukHash-Better-Than-Reality-Iron-Skullet-800.jpgOn retourne dans l’univers fascinant de la synthwave qui a été bien trop peu à l’honneur sur ce site avec un seul disque franchement pas terrible. C’est l’occasion de faire un nouveau tour histoire de piquer les bons disques du camarade Iron Skullet avec Better Than Reality, le genre d’album qui privilégie dans l’univers des 80s le côté rétrogaming en essayant d’y incorporer un côté EDM ou chiptune. J’ajouterais pas grand-chose : oui, c’est varié et c’est extrêmement cool (bon, je sais que c’est le niveau zéro de l’analyse, mais difficile de développer ce dernier point : disons que c’est toujours entraînant et inattendu, avec une emphase décomplexée sur la geekitude qui suinte de chaque note). Et oui, c’est un gros kif.

Là où LukHash fait fort dans son domaine, c’est que contrairement à par exemple Dunderpatrullen et leur dernier single (qui reste excellent), celui-ci ne mise pas trop sur les gros synthés au son daté, qui trop utilisés donnent un côté légèrement kitsch à l’ensemble. Le disque est long mais avec beaucoup de morceaux, ce qui fait qu’on a vraiment pas le temps de s’ennuyer. Le côté jeu vidéo est bien géré, toujours là où on s’y attend pas, et ne devient pas pour autant envahissant pour les non-fans. Bref, si vous voulez découvrir la readyplayeronewave, je n’ai qu’un mot à dire : foncez. Après, je dis ça, c’est pour votre culture…

3 commentaires sur « TUGPÉUA #9 »

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