One more time.

Jinny Johnson – Super Dinos

imageUne fois n’est pas coutume, on va commencer par un beau-livre. Vous l’avez presque tous eue gamins, la passion des dinosaures, et à un moment ou à un autre, vous avez bien dû lire un livre de vulgarisation là-dessus. Eh bien, dites-vous que Super Dinos, pour son travail graphique, la grande diversité des dinosaures qu’il présentait et sa précision technique, est devenue ma Bible dans le domaine durant toutes ces années. Et au-delà des dinosaures, vous aurez aussi des renseignements sur leurs parents, ichtyosaures, ptérosaures, sauriens, et même leurs ancêtres proches du carbonifère et du permien ! À noter également que les animaux voyaient leurs aptitudes (vitesse, combattivité) classées dans un système de notation afin je crois de pouvoir faire des parties avec comme pour les cartes Pokémon. Ce n’est sans doute pas du meilleur goût dans un ouvrage scientifique même jeunesse, mais ça avait le mérite de nous donner une description synthétique et efficace de leurs différentes capacités.

Depeche Mode – Music For The Masses

81vUCFMcjEL._SS500_Music For The Masses est une pierre angulaire de la synth-pop sur laquelle je ne m’attarderais pas afin de ne pas dire de bêtises dessus, mais purée, il y a une idée à quasiment chaque minute du disque ! Outre les contrastes forts, on trouve des sonorités de synthétiseur qu’on ne voit pour ainsi dire jamais. Offrant des tableaux mélancoliques et d’autres plus joyeux (bien que, soyez prévenus, l’esthétique de la synth-pop reste malgré tout assez froide), le disque enfin apporte un intérêt culturel pour le moins insolite puisqu’il se considère avec son titre comme de la musique commerciale, destinée au plus grand nombre, et donc qu’il ne s’agit pas forcément d’un terme péjoratif.

En effet avec ce qu’il dégotte, difficile d’affirmer haut et fort que ce n’est qu’une production comme une autre destinée à divertir les foules. Mais replaçons l’album dans son contexte historique, les 70s, où l’électro commence tout juste à émerger : il n’est donc pas encore question de faire de la musique underground ou alternative, mais de se faire connaître afin que la scène ne meure pas. Et il s’agit de ce genre d’albums qui me rappelle qu’une musique populaire peut elle aussi comporter un travail sérieux et profond.

Moriarty – Fugitives

imageÇa faisait longtemps que je voulais parler de la country sur mon blog, un genre que je connais mal mais que j’aime bien ne serait-ce que pour voir comment s’écrase le moral de mes camarades dès qu’on évoque ce genre un tant soit peu. À des parsecs du rap brutos sans poésie ni réflexion, Moriarty est un de ces groupes qui ont réussi à se faire connaître du grand public tout en imposant cette musique mélancolique de western mêlant une guitare électrique tentant parfois des expérimentations profondes. On lorgne du côté du folk, du blues, du rock’n’roll ; et comme il y a quelques français dans l’équipe, on rajoute un peu d’accordéon. Mais de l’accordéon qui n’a rien à voir avec la gentille musette, dans Ramblin’ Man, probablement la piste la plus envoûtante de Fugitives. Dommage que je sois pas super-réceptif en ce moment. Il faut dire que la première piste, Candyman, trop enjouée et oubliable, inaugurait mal le disque…

Gargoylium – …De Cheminements et de Batailles…

image.pngOn ne peut pas dire que le dungeon-synth, du moins new school, soit franchement en odeur de sainteté dans mon antre. La faute à beaucoup trop de productions insipides qui se contentaient de reprendre des airs médiévaux avec moult claviers sans chercher plus loin l’originalité ou pour accoucher d’expérimentations franchement nanardes. Gargoylium pourtant semble relever le défi de mieux faire en créant ce qui pourrait être perçu comme un retour aux sources de l’école actuelle sans pour autant produire un album aussi sombre que le old school avec … De Cheminements et de Batailles… . Après une ou deux pistes médiocres, dont une dont la voix en français, se voulant incantatoire, sonne presque constipé, le disque prend une ampleur insoupçonnée grâce à son morceau Brumes sur les Flèches de Notre Citadelle, répétitif mais rythmé par des tambours remuant les tripes dont seule la répétivité laissera le spectateur mitigé. Prières de Vengeance (La Traversée des Sables de Sang) perpétue ce potentiel avec quelques inspirations orientales et un enchevêtrement de mélodies complexes lui conférant un souffle épique. La suite va crescendo, allant vers toujours plus d’influence orchestrale : ne citons que Le Fléau de la Lumière (La Forge Maudite), au démarrage un peu abrupt mais immergeant pleinement dans une ambiance nettement plus ténébreuse que le reste de l’album tout en poursuivant cette atmosphère de combat et de bravoure que vient adoucir par la suite Oubliettes, lorgnant vers une ambient planante voire psychédélique tout en conservant le côté un peu crasseux du dungeon-synth old-school, et enfin en bonus de la part du disque une dark ambient très réussie dans son style et confirmant qu’il s’agit sans doute d’un des artistes d’électro-médiéval les plus à suivre dans notre terroir français.

Malfet – The Way to Avalon

image.pngAutre très bonne surprise dans le même domaine, c’est Malfet qui décide à son tour d’inventer son propre sous-sous-genre rien qu’à lui, le pastoral dungeon-synth, qui donne en fait un album bucolique, doté d’un véritable travail d’ambiance sur des facettes tant mélancoliques que légères, et d’une complexité dans les arrangements usant également d’un grand panel d’instruments médiévaux dans des mélodies simples mais superbement harmonieuses. Ce n’est pas ce qui va révolutionner le genre (encore que), mais c’est un travail bien plus soigné que nombre de productions et avec des textures difficiles à oublier. Signalons la prédominance de la harpe, objet d’habitude trop souvent délaissé pour la flûte ou un synthé bien crado, des bruits d’oiseaux pour s’immerger encore plus dans une campagne fantasmée, quelques touches d’ambient pour enjoliver le tout et enfin en bonus de ma part un superbe article sur ce genre méconnu, car après tout, c’est pour votre culture…

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Un commentaire sur « TUGÉPUA #8 »

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