Livre lu pour le challenge de Ma Lecturothèque (25/48)

Si vous êtes comme moi un blogueur SFFF, vous connaissez sûrement la maison d’éditions qui vous fait le plus les poches tout au long de l’année (sans parler des éditions Bygmalion, c’est encore une autre histoire) : Bragelonne et ses intégrales à 25 balles ou ses couvertures or 28 pépettes les 400 pages, que le paysage littéraire serait morne sans ! Et j’ai beau faire ma langue de chien, c’est vrai malgré tout : un monde sans elle, ce serait un monde sans les traductions françaises de nombre d’écrits de Clarke, Gemmell, Reynolds… Et pour prouver leur bonne foi, ils ont lancé la collection Brage sur liseuse permettant de faire découvrir de grands textes de la SF à 1€ seulement. (Attendez, le prix de la liseuse, c’est… argh, combien ?!)

Tout ça pour vous dire qu’une novella d’Arthur C. Clarke suivie de deux petites nouvelles avait été publiée grâce à cette collection, et comme Baxter en avait fait une suite en trois tomes, disons que ça faisait bougrement envie. Alors autant en toucher un mot.

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Ma liseuse Kobo Aura H20 Édition 2. Salut, bande de pauvres !

Face-à-face avec Méduse

Après le retentissant naufrage d’un paquebot flottant, Falcon se voit confier une nouvelle mission : aller sur Jupiter voir si de la vie y existe. Problème : il y en a, et pas qu’un peu…

Disons que je suis un peu passé à côté du texte en raison d’un certain épuisement en ce moment (pas tant le bac que le fait que je passe mes nuits à faire ce foutu blog), mais j’ai malgré tout pu admirer le côté spectaculaire de ce texte. Jupiter dans toute sa superbe avec des échelles démesurées et son océan de nuages sans fond ! À ça vient s’ajouter un bestiaire insolite, et dites-vous que c’est pas tous les jours qu’on voit un dirigeable plutôt qu’une navette sillonner d’autres planètes… Et dites-vous bien que ce n’est que le haut de l’iceberg : l’auteur vous emmène en bateau avec cette histoire de voyage, mais le véritable thème du texte ne se trouve qu’à la toute fin…

Un petit problème cependant avec les interprétations scientifiques : le texte explique clairement que la vie à grande taille ne peut pas exister sur Jupiter en raison du fait qu’elle ne trouverait pas assez d’énergie pour survivre. Or à aucun moment on n’avance une tentative d’explication de pourquoi c’est quand même possible.

Marée neutronique

Rigolons un peu avec tonton Arthur : au lendemain de la guerre contre une race alien, un capitaine de frégate doit faire quelques petites explications à ses hommes… Le truc, c’est que ça fait un peu délire brouillon, avec tous les clichés du méchant envahisseur et des personnages (trop) cartoonesques sans pour autant rien apporter à la trame. Deux choses néanmoins à noter : on y trouve la tentative courageuse d’hybrider hard-SF et SF humoristique, et une idée qui influencera fortement de cycle H2G2.

Retrouvailles

Quand dès ta première page tu renies la théorie de l’évolution en disant qu’en fait on descend d’extraterrestres venus de lointaines planètes, c’est très, très dur de pas se planter. Et pourtant Clarke y parvient, et ce dans la toute dernière phrase. Un nouveau trait d’humour qui lui prend son temps, mais marche on ne peut mieux !

Conclusion

Face-à-face avec Méduse et autres nouvelles est de l’ordre de la friandise qu’on se cale entre deux romans plus indigestes. Et comme à mesure que les années passent je me dis qu’Arthur C. Clarke est plus calé dans la forme courte, ce serait bête de s’en priver. Après, je dis ça, c’est pour votre culture…

Y’a aussi des gros monstres chez : Apophis, Lutin

4 commentaires sur « « Face-à-face avec Méduse et autres nouvelles » : Brage, c’est barge »

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